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En français

- Thomas Henry Huxley, Hume, sa vie, sa philosophie, Paris, Librairie Germer Baillière & cie, 1880, 286 p., traduit par Gabriel Compayré.
Long de 196 pages au format numérique, ce livre donne une vision pédagogique et relativement accessible du Traité de la nature humaine, dont il traite les thèses par thèmes et qu’il résume par des citations bien choisies. Huxley est un naturaliste qui postule une identité ontologique entre l’homme et l’animal. Ceci ne l’empêche pas de laisser « intact » le contenu du Traité en évitant de le passer au tamis de ses propres thèses. Son seul tort, peut-être, est d’en donner une vision insuffisamment systématique, lui préférant le dogmatisme de principes classifiés. Ceux-ci sont cependant expliqués avec clarté et il s’agit d’un livre tout à fait pertinent sous beaucoup d’aspects.

- Albert Schatz, L’œuvre économique de David Hume, Paris, Librairie Nouvelle de droit et de jurisprudence Arthur Rousseau, 1902, 303 p.
Rédigé par un docteur en droit, ce livre s’intéresse aux théories économiques de Hume et à l’influence qu’elles ont eu auprès des physiocrates et des libéraux. On y trouve une bonne retranscription des théories humiennes et des développements intéressants sur le rapport entre Hume, Adam Smith et le courant utilitariste.

- Émile Soens, « La théorie de Hume sur la connaissance et son influence sur la philosophie anglaise », Revue néo-scolastique, 1895, vol. 2, n°8.
Cet article assez court (11 pages A4) est un excellent exemple d’interprétation erronée de Hume. L’auteur semble n’avoir lu que le premier livre du Traité et transforme les thèses du philosophe écossais en une espèce de physicalisme sans âme. Pensant depuis une perspective scolastique ou néo-scolastique, il semble incapable de voir le passage du paradigme de l’âme à celui de l’esprit et constitue, si l’on peut dire, un bon exemple d’interprétation non pertinente.

- Dans la Bibliothèque raisonnée des savans de l’Europe, ensemble de commentaires littéraires et philosophiques publiés dans les années 1730-1740, se trouve un commentaire du Traité en plusieurs parties (76 pages au format A4).
Assez long, il constitue un exemple d’interprétation négative de la pensée de Hume, interprétation que l’on retrouvera souvent par la suite et qui semble avoir quasiment disparu de nos jours. On y voit en quelque sorte un ancien paradigme philosophique en juger un nouveau : par exemple, l’auteur (anonyme) se plaint de l’obscurité de la métaphysique du Traité, sans comprendre qu’il ne s’agit plus de métaphysique (ou presque plus), mais d’une modélisation de l’esprit. A lire, puis à comparer avec des commentaires plus positifs de Hume (et accessoirement plus pertinents), comme ceux développés par Michel Malherbe (voir menu de droite).

En anglais

- Un livre de Peter Millican, Critical Survey of the Literature on Hume and the First Enquiry (2000) est lisible ici. Il donne beaucoup d’informations sur les éditions des livres de Hume et cite de façon critique divers commentaires à son sujet.

- L’article « Luxury and Economic Development: David Hume and Adam Smith« , d’Anthony Brewer, se penche sur la question du luxe chez Hume et son ami Smith. Il montre que, contrairement à ce que l’on pourrait croire, Smith ne fut pas aussi favorable au luxe que le fut Hume (qui le caractérisa comme un produit nécessaire et désirable du raffinement historique des mœurs) et en désigna surtout les effets négatifs.

- Un article de Philip Milton, « David Hume and the eighteenth century conception of the natural law« , aborde d’un point de vue juridique la critique humienne des théories du droit naturel et l’influence qu’elle a eue dans les questionnements de philosophie du droit.

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